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IX CONGRÈS INTERNATIONAL DES SCIENCES HISTORIQUES PARIS 1950

En 1948, le Comité International des Sciences Historiques prit la décision de continuer la tradition d’organiser les rencontres internationales des historiens. Comme lieu du IXe Congrèz International des Sciences Historiques, le premier après la Seconde Guerre mondiale, on a choisi Paris. Le Comité Français des Sciences Historiques s’est chargé de l’organiser, ce qui comprenait aussi des questions de logistique comme l’hébergement de tous les participants ou les tarifs réduits pour le transport en commun. Robert Fawtier et Michel François y étaient engagés tout particulièrement.

Tandis que pendant les Congrès précédents beaucoup de sections tenaient leurs séances en même temps, maintenant les organisateurs ont proposé une formule différente. On a prévu de dresser en commun la liste des thèmes à débattre qui devait être distribuée d’avance. En plus, on a admis la formule des rapports de synthèse (un par section), préparés par des spécialistes reconnus, à être communiqués avant le Congrès.

Le Congrès s’est tenu entre le 28 août et le 3 septembre 1950 dans les locaux de l’UNESCO à Paris. Presque 1400 participants de 30 pays représentaient tous les domaines des sciences historiques. Dans les matinées, les séances de sept sections (antropologie et démographie, histoire des idées, histoire économique, histoire sociale, histoire des civilisations, histoire politique, histoire des institutions) avaient la forme des discussions autour des rapports de synthèse, groupés dans un volume publié avant le Congrès. Les séances de l’après-midi avaient la forme plus traditionnelle, avec  des contributions qui n’avaient pas été communiquées d’avance. Dans ce cas, le critère de leur choix était l’attrait des problèmes soulevés, censés d’attirer l’attetiion des participants et de stimuler la discussion.

La question qui s’est avérée très largement discutée fut celle de la prise de la démographie au service de la recherche historique. Après le Congrès, Michel François posait, dans la revue « Bibliothèque de l’École de Chartes » des questions, reflet des interrogations formulées lors des débats, portant sur la raison d’être des rencontres si massives et sur les règles de leur organisation. Son avis était qu’il serait nécessaire, lors des Congrès prochains, de définir des grandes questions-clés à être introduites ensuite par des éminents spécialistes. On devait réserver suffisamment de tremps pour leur présentations, suivies des débats. Ces présentations devraient être publiées d’avance, ce qui aurait permis de préparer la discussion et la rendre plus fructueuse. Son opinion était aussi que l’organisation du programme par sections n’était plus d’actualité – l’accent devait être mis sur le choix des thèmes stimulants.

Bibliografia:

  • IXe Congrès International des Sciences Historiques, „Bibliothèque de l’École des chartes”, no. 107-1, 1948, p. 98-100
  • IXe Congrès international des sciences historiques Paris, 28 août – 3 septembre 1950. I. Rapports, Paris 1950
  • IXe Congrès International des Sciences Historiques, Paris, 28 août – 3 septembre 1950. II. Actes, Paris 1950
  • J. Bourdon, La démographie au Congrès International des Sciences Historiques, „Population”, no. 5-4, 1950, p. 755-756
  • M. François, Le IXe Congrès International des Sciences Historiques, „Bibliothèque de l’École des chartes”, no. 109-2, 1951, p. 300-303

Magdalena Heruday-Kiełczewska