{"id":2555,"date":"2017-01-19T16:43:27","date_gmt":"2017-01-19T15:43:27","guid":{"rendered":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/pl\/?p=2555"},"modified":"2019-07-12T11:31:00","modified_gmt":"2019-07-12T09:31:00","slug":"iv-kongres-w-londynie-2-2-2-2-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/x-congres-a-rome\/","title":{"rendered":"X CONGR\u00c8S \u00c0 ROME"},"content":{"rendered":"<p>Le Xe Congr\u00e8s International des Sciences Historiques a eu lieu \u00e0 Rome du 4 au 11 septembre 1955. Son organisation a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e tout d&rsquo;abord \u00e0 M.Luigi Salvatorelli et puis \u2013 apr\u00e8s l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de Bruxelles en 1952 \u2013 \u00e0 M.Frederico Chabod. Etant donn\u00e9 la critique exprim\u00e9e par certains pays que le Congr\u00e8s pr\u00e9c\u00e9dent ayant eu lieu en 1950 \u00e0 Paris \u00e9tait domin\u00e9 par l&rsquo;histographie fran\u00e7aise, on a engag\u00e9 plus de comit\u00e9s nationaux dans l&rsquo;organisation de celui en 1955.<br \/>\nPar cons\u00e9quent\u00a0 le nombre de personnes int\u00e9r\u00e9ss\u00e9es a consid\u00e9rablement augment\u00e9 par rapport \u00e0 Paris. Il y avait 1633 inscriptions et finalement 1500 participants s&rsquo;y sont pr\u00e9sent\u00e9s, dont 220 intervenants. Le nombre de Fran\u00e7ais (320) \u00e9tait presque \u00e9gal \u00e0 celui d&rsquo;Italiens (318). Par contre ces derniers ont pr\u00e9sent\u00e9 moins de communications (33) par rapport aux Fran\u00e7ais (49). Les autres participants \u00e9taient moins nombreux: les Anglais (212 et 25 interventions), les Allemands de RFA (150 et 22 interventions), les Am\u00e9ricains (80 et 24 interventions), les Yougoslaves (68, pas d&rsquo;interventions), les Danois (54 et 3 interventions), les Belges (53 et 5 interventions), les Autrichiens (49 et 7 interventions), les Suisses (48 et 7 interventions) et les Hollandais (42 et 4 interventions).<\/p>\n<p>Quant \u00e0 l&rsquo;organisation, on a gard\u00e9 le m\u00eame sch\u00e9ma des interventions: les rapports et les communications. Etant donn\u00e9 que le temps est pour l&rsquo;historien une cat\u00e9gorie cl\u00e9 on a r\u00e9tabli, par rapport au Congr\u00e8s pr\u00e9c\u00e9dent, les sections chronologiques. Tenant compte de la d\u00e9colonisation entam\u00e9e qui a d\u00e9j\u00e0 abouti par l&rsquo;ind\u00e9pendance de plusieurs pays africains et asiatiques, les organisateurs essayaient de ne pas exclure les historiens extra-europ\u00e9ens. Selon ce principe il y avait quatre sections chronologiques (antiquit\u00e9, Moyen Age, histoire moderne et contemporaine) ainsi que celles suppl\u00e9mentaires consacr\u00e9es aux sciences auxiliaires et \u00e0 la m\u00e9thodologie.<\/p>\n<p>La nouveaut\u00e9 du Congr\u00e8s s&rsquo;est exprim\u00e9e par les interventions r\u00e9sumant les \u00e9tudes historiques de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente. Ce d\u00e9fi a \u00e9t\u00e9 entrepris par les sp\u00e9cialistes reconnus: M.Arnaldo Momigliano (antiquit\u00e9), M.Fernand Vercauteren, remplac\u00e9 plus tard par M.Yves Renouard (Moyen Age), Gerhard Ritter (d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9poque moderne) et Pierre Renouvin (\u00e9poque contemporaine). Ce qui \u00e9tait commun dans leurs interventions c&rsquo;est l&rsquo;appel \u00e0 saisir plus largement les questions politiques, sociales et \u00e9conomiques. On a \u00e9galement soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;entreprendre les \u00e9tudes qui ne portaient pas sur un seul pays mais qui d\u00e9passeraient les fronti\u00e8res nationales. Cet appel n&rsquo;a pas seulement concern\u00e9 le rideau de fer s\u00e9parant l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Est mais aussi les pays d\u00e9mocratiques. Les historiens des Etats-Unis (M.Oscar Handlin, M.Owen Lattimore) y ont apport\u00e9 un nouveau regard. En consid\u00e9rant la th\u00e9orie qui reconnaissait la fronti\u00e8re pouss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ouest comme facteur formant la nation am\u00e9ricaine, ils encourageaient une approche plus interdisciplinaire.<br \/>\nL&rsquo;id\u00e9e importante, pr\u00e9sente au cours des d\u00e9bas du Congr\u00e8s, constituait une tentative de red\u00e9finir l&rsquo;historisme. Une r\u00e9lexion de M.Benedetto Croce, mort en 1952, est devenue le point de rep\u00e8re. Selon M.Francesco Collotti l&rsquo;historisme contemporain aurait d\u00fb \u00e9viter de tomber dans un d\u00e9terminisme, en cherchant des r\u00e8gles universelles du proc\u00e8s historique (aussi bien la conception id\u00e9aliste que marxiste) et en \u00e9vitant en m\u00eame temps le sceptisme. Le savant a indiqu\u00e9 que la pens\u00e9e \u00e9voluait avec la soci\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est pourquoi l&rsquo;historisme contemporain devait tendre \u00e0 concilier le caract\u00e8re temporaire des valeurs avec leur universalit\u00e9.<\/p>\n<p>La participation des repr\u00e9sentants de l&rsquo;URSS, pour la premi\u00e8re fois apr\u00e8s la IIe guerre, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d\u00e9cisif du Congr\u00e8s. La repr\u00e9sentation sovi\u00e9tique, dont 13 participants, a pr\u00e9s\u00e9nte 11 conributions. Les autres pays du bloc de l&rsquo;Est s&rsquo;y sont fait aussi repr\u00e9senter: Roumanie (27), Pologne (12), Tch\u00e9coslovaquie (7) et Hongrie (5). L&rsquo;arriv\u00e9e des invit\u00e9s des pays s\u00e9par\u00e9s par le rideau de fer est devenue possible au dernier moment, gr\u00e2ce \u00e0 une courte p\u00e9riode de d\u00e9gel, juste apr\u00e8s la mort de Stalin. La participation de ces d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s suscitait des craintes des organisateurs, ils avaient peur des \u00e9ventuelles disputes entre ceux du block de l&rsquo;Est et les historiens expatri\u00e9s. Heureusement les craintes se sont av\u00e9r\u00e9es vaines. L&rsquo;activit\u00e9 des pays communistes a \u00e9t\u00e9 bien accueillie par la presse de l&rsquo;Ouest et celle sovi\u00e9tique. Elle s&rsquo;est particuli\u00e8rement manifest\u00e9e dans la presse sovi\u00e9tique, prouvant la collaboration en train de se d\u00e9velopper entre l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest. L&rsquo;\u00e9quipe sovi\u00e9tique essayait \u00e0 chaque pas de souligner sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la politique historique de Stalin. Et c&rsquo;est pourquoi elle a critiqu\u00e9 le p\u00e8re de l&rsquo;histographie sovi\u00e9tique Michai\u0142 Pokrowski qui critiquait gravement l&rsquo;imp\u00e9ralisme de tsar, ce qui \u00e9tait en desaccord avec la tentative stalienne de restituer l&rsquo;histoire \u00abcivile\u00bb. Malgr\u00e9 le d\u00e9gel, les historiens de l&rsquo;URSS n&rsquo;ont pas \u00e9vit\u00e9 de mener la guerre id\u00e9ologique. La conf\u00e9rence de la pr\u00e9sidente de la repr\u00e9sentation sovi\u00e9tique Mme Anna Michaj\u0142owna Pankratowa, pol\u00e9misant avec l&rsquo;historisme de M.Benedetto Croce, a d\u00e9voil\u00e9 le manque de comp\u00e9tences techniques et le sch\u00e9matisme des concepts de l&rsquo;historiographie marxiste. Cependant le dogmatisme des communications sovi\u00e9tiques n&rsquo;a pas emp\u00each\u00ea de cr\u00e9er une ambiance amicale.<\/p>\n<p>La participation active du Vatican au Congr\u00e8s a constitu\u00e9 le contrepoids \u00e0 la pr\u00e9sence des historiens du bloc de l&rsquo;Est. Les repr\u00e9sentants du Vatican ont pris part aussi bien aux pr\u00e9paratifs du Congr\u00e8s, soit \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale CISH en 1952, qu&rsquo;au cours du Congr\u00e8s pr\u00e9s\u00e9nte plusieurs contributions. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui a marqu\u00e9 le d\u00e9roulement du Congr\u00e8s et dont la presse italienne a largement inform\u00e9 \u00e9tait l&rsquo;audience au Vatican accord\u00e9e aux participants par le pape Pius XII. Le discours du Saint P\u00e8re a pr\u00e9cis\u00e9 l&rsquo;attitude de l&rsquo;Eglise \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard aux sciences historiques. On a remarqu\u00e9 le changement radical par rapport au Congr\u00e8s de Rome en 1913 o\u00f9 le pape avait eu l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre pris en otage par le pays la\u00efque italien. Pius XII a clairement soulign\u00e9 que l&rsquo;Eglise, en \u00e9voluant durant des si\u00e8cles, assimilait la culture nationale et en m\u00eame temps la co-cr\u00e9ait. Selon lui l&rsquo;Eglise catholique ne s&rsquo;identifiait pas \u00e0 la civilisation europ\u00e9enne mais par l&rsquo;Evangile pr\u00each\u00e9e elle entreprenait le dialogue avec des cultures diff\u00e9rentes.<br \/>\nLes rapports et les communications du Congr\u00e8s de Rome ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en 7 tomes, exceptionnellement avant les d\u00e9bats et distribu\u00e9s aux participants. Et aussi les actes du Congr\u00e8s ont vu vite le jour.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Bibliograpie<\/strong><\/p>\n<ol>\n<li>\u201eCorriere della Sera\u201d, 1955, nr 213 (8 IX)<\/li>\n<li>\u201eLa Stampa\u201d, 1955, nr 213 (8 IX)<\/li>\n<li><em>Comitato Internazionale di Scienze Storiche. X Congresso Internazionale di Scienze Storiche, Roma 4-11 settembre 1955. Relazioni<\/em>; t. 1: Metodologia \u2013 Problemi generali \u2013 Scienze ausiliarie della storia; t. 2, Storia dell\u2019Antichit\u00e0; t. 3: Storia del Medioevo; t. 4: Storia moderna; t. 5: Storia contemporanea; t. 6: Relazioni generali e supplementi, t. 7: Riassunti delle comunicazioni, Firenze 1955<\/li>\n<li><em>Comitato Internazionale di Scienze Storiche. Atti del X Congresso Internazionale di Scienze Storiche, Roma 4-11 settembre 1955<\/em>, Roma 1957<\/li>\n<li>K.D. Erdmann, <em>Die \u00d6kumene der Historiker. Geschichte der Internationalen Historikerkongresse und des Comit\u00e9 International des Sciences Historiques<\/em>, G\u00f6ttingen 1987<\/li>\n<li>P. Prodi, <em>Il X Congresso Internazionale di Scienze Storiche. Roma 1955. Cinquant\u2019anni di distanza<\/em>, [w:] Il X Congresso Internazionale di Scienze Storiche. Roma 1955. Cinquant\u2019anni di distanza. Atti del convegno internazionale Roma, 21-24 settembre 2005, ed. Manuel Espadas Burgos, M. Gras, M. Matheus, M. Miglio, Roma 2008, s. 9-23<\/li>\n<\/ol>\n<p><strong>Andrea Mariani<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Xe Congr\u00e8s International des Sciences Historiques a eu lieu \u00e0 Rome du 4 au 11 septembre 1955. Son organisation a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e tout d&rsquo;abord \u00e0 M.Luigi Salvatorelli et puis \u2013 apr\u00e8s l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale de Bruxelles en 1952 \u2013 \u00e0 M.Frederico Chabod. Etant donn\u00e9 la critique exprim\u00e9e par certains pays que le Congr\u00e8s pr\u00e9c\u00e9dent ayant eu lieu en 1950 \u00e0 Paris \u00e9tait domin\u00e9 par l&rsquo;histographie fran\u00e7aise, on a engag\u00e9 plus de comit\u00e9s nationaux dans l&rsquo;organisation de celui en 1955. Par cons\u00e9quent\u00a0 le nombre de personnes int\u00e9r\u00e9ss\u00e9es a consid\u00e9rablement augment\u00e9 par rapport \u00e0 Paris. Il y avait 1633 inscriptions et finalement 1500 participants s&rsquo;y sont pr\u00e9sent\u00e9s, dont 220 intervenants. Le nombre de Fran\u00e7ais (320) \u00e9tait presque \u00e9gal \u00e0 celui d&rsquo;Italiens (318). Par contre ces derniers ont pr\u00e9sent\u00e9 moins de communications (33) par rapport aux Fran\u00e7ais (49). 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Selon ce principe il y avait quatre sections chronologiques (antiquit\u00e9, Moyen Age, histoire moderne et contemporaine) ainsi que celles suppl\u00e9mentaires consacr\u00e9es aux sciences auxiliaires et \u00e0 la m\u00e9thodologie. La nouveaut\u00e9 du Congr\u00e8s s&rsquo;est exprim\u00e9e par les interventions r\u00e9sumant les \u00e9tudes historiques de la d\u00e9cennie pr\u00e9c\u00e9dente. Ce d\u00e9fi a \u00e9t\u00e9 entrepris par les sp\u00e9cialistes reconnus: M.Arnaldo Momigliano (antiquit\u00e9), M.Fernand Vercauteren, remplac\u00e9 plus tard par M.Yves Renouard (Moyen Age), Gerhard Ritter (d\u00e9but de l&rsquo;\u00e9poque moderne) et Pierre Renouvin (\u00e9poque contemporaine). Ce qui \u00e9tait commun dans leurs interventions c&rsquo;est l&rsquo;appel \u00e0 saisir plus largement les questions politiques, sociales et \u00e9conomiques. On a \u00e9galement soulign\u00e9 la n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;entreprendre les \u00e9tudes qui ne portaient pas sur un seul pays mais qui d\u00e9passeraient les fronti\u00e8res nationales. Cet appel n&rsquo;a pas seulement concern\u00e9 le rideau de fer s\u00e9parant l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Est mais aussi les pays d\u00e9mocratiques. Les historiens des Etats-Unis (M.Oscar Handlin, M.Owen Lattimore) y ont apport\u00e9 un nouveau regard. En consid\u00e9rant la th\u00e9orie qui reconnaissait la fronti\u00e8re pouss\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ouest comme facteur formant la nation am\u00e9ricaine, ils encourageaient une approche plus interdisciplinaire. L&rsquo;id\u00e9e importante, pr\u00e9sente au cours des d\u00e9bas du Congr\u00e8s, constituait une tentative de red\u00e9finir l&rsquo;historisme. Une r\u00e9lexion de M.Benedetto Croce, mort en 1952, est devenue le point de rep\u00e8re. Selon M.Francesco Collotti l&rsquo;historisme contemporain aurait d\u00fb \u00e9viter de tomber dans un d\u00e9terminisme, en cherchant des r\u00e8gles universelles du proc\u00e8s historique (aussi bien la conception id\u00e9aliste que marxiste) et en \u00e9vitant en m\u00eame temps le sceptisme. Le savant a indiqu\u00e9 que la pens\u00e9e \u00e9voluait avec la soci\u00e9t\u00e9, c&rsquo;est pourquoi l&rsquo;historisme contemporain devait tendre \u00e0 concilier le caract\u00e8re temporaire des valeurs avec leur universalit\u00e9. La participation des repr\u00e9sentants de l&rsquo;URSS, pour la premi\u00e8re fois apr\u00e8s la IIe guerre, a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement d\u00e9cisif du Congr\u00e8s. La repr\u00e9sentation sovi\u00e9tique, dont 13 participants, a pr\u00e9s\u00e9nte 11 conributions. Les autres pays du bloc de l&rsquo;Est s&rsquo;y sont fait aussi repr\u00e9senter: Roumanie (27), Pologne (12), Tch\u00e9coslovaquie (7) et Hongrie (5). L&rsquo;arriv\u00e9e des invit\u00e9s des pays s\u00e9par\u00e9s par le rideau de fer est devenue possible au dernier moment, gr\u00e2ce \u00e0 une courte p\u00e9riode de d\u00e9gel, juste apr\u00e8s la mort de Stalin. La participation de ces d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s suscitait des craintes des organisateurs, ils avaient peur des \u00e9ventuelles disputes entre ceux du block de l&rsquo;Est et les historiens expatri\u00e9s. Heureusement les craintes se sont av\u00e9r\u00e9es vaines. L&rsquo;activit\u00e9 des pays communistes a \u00e9t\u00e9 bien accueillie par la presse de l&rsquo;Ouest et celle sovi\u00e9tique. Elle s&rsquo;est particuli\u00e8rement manifest\u00e9e dans la presse sovi\u00e9tique, prouvant la collaboration en train de se d\u00e9velopper entre l&rsquo;Est et l&rsquo;Ouest. L&rsquo;\u00e9quipe sovi\u00e9tique essayait \u00e0 chaque pas de souligner sa fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la politique historique de Stalin. Et c&rsquo;est pourquoi elle a critiqu\u00e9 le p\u00e8re de l&rsquo;histographie sovi\u00e9tique Michai\u0142 Pokrowski qui critiquait gravement l&rsquo;imp\u00e9ralisme de tsar, ce qui \u00e9tait en desaccord avec la tentative stalienne de restituer l&rsquo;histoire \u00abcivile\u00bb. Malgr\u00e9 le d\u00e9gel, les historiens de l&rsquo;URSS n&rsquo;ont pas \u00e9vit\u00e9 de mener la guerre id\u00e9ologique. La conf\u00e9rence de la pr\u00e9sidente de la repr\u00e9sentation sovi\u00e9tique Mme Anna Michaj\u0142owna Pankratowa, pol\u00e9misant avec l&rsquo;historisme de M.Benedetto Croce, a d\u00e9voil\u00e9 le manque de comp\u00e9tences techniques et le sch\u00e9matisme des concepts de l&rsquo;historiographie marxiste. Cependant le dogmatisme des communications sovi\u00e9tiques n&rsquo;a pas emp\u00each\u00ea de cr\u00e9er une ambiance amicale. La participation active du Vatican au Congr\u00e8s a constitu\u00e9 le contrepoids \u00e0 la pr\u00e9sence des historiens du bloc de l&rsquo;Est. Les repr\u00e9sentants du Vatican ont pris part aussi bien aux pr\u00e9paratifs du Congr\u00e8s, soit \u00e0 l&rsquo;Assembl\u00e9e G\u00e9n\u00e9rale CISH en 1952, qu&rsquo;au cours du Congr\u00e8s pr\u00e9s\u00e9nte plusieurs contributions. L&rsquo;\u00e9v\u00e9nement qui a marqu\u00e9 le d\u00e9roulement du Congr\u00e8s et dont la presse italienne a largement inform\u00e9 \u00e9tait l&rsquo;audience au Vatican accord\u00e9e aux participants par le pape Pius XII. Le discours du Saint P\u00e8re a pr\u00e9cis\u00e9 l&rsquo;attitude de l&rsquo;Eglise \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard aux sciences historiques. On a remarqu\u00e9 le changement radical par rapport au Congr\u00e8s de Rome en 1913 o\u00f9 le pape avait eu l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre pris en otage par le pays la\u00efque italien. Pius XII a clairement soulign\u00e9 que l&rsquo;Eglise, en \u00e9voluant durant des si\u00e8cles, assimilait la culture nationale et en m\u00eame temps la co-cr\u00e9ait. Selon lui l&rsquo;Eglise catholique ne s&rsquo;identifiait pas \u00e0 la civilisation europ\u00e9enne mais par l&rsquo;Evangile pr\u00each\u00e9e elle entreprenait le dialogue avec des cultures diff\u00e9rentes. Les rapports et les communications du Congr\u00e8s de Rome ont \u00e9t\u00e9 publi\u00e9s en 7 tomes, exceptionnellement avant les d\u00e9bats et distribu\u00e9s aux participants. Et aussi les actes du Congr\u00e8s ont vu vite le jour. &nbsp; Bibliograpie \u201eCorriere della Sera\u201d, 1955, nr 213 (8 IX) \u201eLa Stampa\u201d, 1955, nr 213 (8 IX) Comitato Internazionale di Scienze Storiche. X Congresso Internazionale di Scienze Storiche, Roma 4-11 settembre 1955. Relazioni; t. 1: Metodologia \u2013 Problemi generali \u2013 Scienze ausiliarie della storia; t. 2, Storia dell\u2019Antichit\u00e0; t. 3: Storia del Medioevo; t. 4: Storia moderna; t. 5: Storia contemporanea; t. 6: Relazioni generali e supplementi, t. 7: Riassunti delle comunicazioni, Firenze 1955 Comitato Internazionale di Scienze Storiche. Atti del X Congresso Internazionale di Scienze Storiche, Roma 4-11 settembre 1955, Roma 1957 K.D. Erdmann, Die \u00d6kumene der Historiker. Geschichte der Internationalen Historikerkongresse und des Comit\u00e9 International des Sciences Historiques, G\u00f6ttingen 1987 P. Prodi, Il X Congresso Internazionale di Scienze Storiche. Roma 1955. Cinquant\u2019anni di distanza, [w:] Il X Congresso Internazionale di Scienze Storiche. Roma 1955. Cinquant\u2019anni di distanza. Atti del convegno internazionale Roma, 21-24 settembre 2005, ed. Manuel Espadas Burgos, M. Gras, M. Matheus, M. Miglio, Roma 2008, s. 9-23 Andrea Mariani<\/p>\n","protected":false},"author":4,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[34],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2555"}],"collection":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/4"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2555"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2555\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3711,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2555\/revisions\/3711"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}