{"id":2404,"date":"2016-12-16T09:16:16","date_gmt":"2016-12-16T08:16:16","guid":{"rendered":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/pl\/?p=2404"},"modified":"2019-11-15T12:19:26","modified_gmt":"2019-11-15T11:19:26","slug":"ii-kongres-w-rzymie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/ii-congres-de-rome\/","title":{"rendered":"II CONGR\u00c8S INTERNATIONAL DES SCIENCES HISTORIQUES ROME 1903"},"content":{"rendered":"<p>Le IIe Congres International des Sciences Historiques a Rome aurait du avoir lieu du 16 au 25 avril 1902. La surveillance de son organisation a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au pr\u00e9sident du Comit\u00e9 Organisateur M. Enrico Teodorico Luigi Giovanni Maria San Martino Valperga \u2013 le pr\u00e9sident de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Musique Sainte C\u00e9cile a Rome et en meme temps le conseiller municipal charg\u00e9 de l&rsquo; \u00e9ducation a Rome. Par contre la responsabilit\u00e9 de toute cette organisation a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par M.Ettore Pais, le professeur d&rsquo;arch\u00e9ologie a l&rsquo;Universit\u00e9 Fr\u00e9d\u00e9ric II de Naples et en meme temps le directeur du Mus\u00e9e d&rsquo;Arch\u00e9ologie dans cette ville ainsi que l&rsquo;\u00e9tudiant et l&rsquo;ami de Theodor Mommsen.<br \/>\nLa fonction du secr\u00e9taire du Comit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e a l&rsquo;historien M.Giacomo Gorrini. Les personnes suivantes ont fait partie du Comit\u00e9: M.Giacomo Boni \u2013 arch\u00e9ologue et architecte, M.Luigi Ceci \u2013 arch\u00e9ologue et adversaire principal de M.Pais, M.Giovanni Monticolo \u2013 historien, Niccolo Barrozi \u2013 historien, M.Gugliemo Berchet \u2013 \u00e9crivain, M.Pompeo Gherardo Molmenti \u2013 d\u00e9put\u00e9 et M.Filippo Nani Mocenigo \u2013 comte italien. Les membres du Comit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 assist\u00e9s par M.Adolfo Apolloni \u2013 sculpteur, M.Carlo Fiorilli \u2013 juriste, M.Giuseppe Creppi \u2013 s\u00e9nateur et diplomate, M.Francesco Saverio Nitti \u2013 \u00e9conomiste, M.Benedetto Croce \u2013 philosophe. L&rsquo;attitude hostile du milieu universitaire face a M.Pais, consid\u00e9r\u00e9 comme un tra\u00eetre pour avoir appuy\u00e9 les th\u00e9ories des savants allemands sur les origines de Rome, a entra\u00een\u00e9 la dimission du Comit\u00e9 et la remise de l&rsquo;organisation du Congres.<br \/>\nLe nouveau Comit\u00e9 Organisateur, cr\u00e9\u00e9 par le Ministre de l&rsquo;Education M.Nunzio Nasi, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sid\u00e9 par M.Pascale Villari, historien, s\u00e9nateur et ancien ministre de l&rsquo;\u00e9ducation, reconnu en Italie et a l&rsquo;\u00e9tranger pour ses recherches sur Savoranola et Machiavelli. La fonction du secr\u00e9taire a \u00e9t\u00e9 de nouveau confi\u00e9e a M.Gorrini. Parmi les membres du Comit\u00e9 on retrouve M.Domenico Pietro Antonio Camparetti \u2013 expert en litt\u00e9rature, M. Paolo Boselli \u2013 politicien, ainsi que les historiens M.Oreste Tommasini et M.Ugo Balzani. Le travail du Comit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 surveill\u00e9 par les repr\u00e9sentants du Ministere de l&rsquo;Education M.Graziadio Isaia Ascoli \u2013 linguiste et M. Alessandro D\u2019Ancona \u2013 \u00e9crivain et critique litt\u00e9raire. Le Comit\u00e9 s&rsquo;est tenu pour la premiere fois le 10 juillet en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants des plus importantes institutions scientifiques d&rsquo;Italie et le 21 d\u00e9cembre il a pr\u00e9sent\u00e9 au roi Victor Emmanuel III le projet g\u00e9n\u00e9ral du nouveau Congres.<br \/>\nFinalement le Congres a eu lieu du 1 au 9 avril 1903. Son programme a \u00e9t\u00e9 riche bien qu&rsquo;il y ait eu moins de sections que dans celui pr\u00e9vu en 1902 (huit au lieu de vingt), a part de l&rsquo;histoire il y avait aussi des domaines n&rsquo;ayant pas traits directes aux sciences historiques. La premiere section a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e a l&rsquo;histoire ancienne, l&rsquo;\u00e9pigraphie et la philologie classique, la deuxieme a l&rsquo;histoire du Moyen Age et des temps modernes, la troisieme a l&rsquo;histoire litt\u00e9raire, la quatrieme a l&rsquo;arch\u00e9ologie, la numismatique, l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, de la musique et du th\u00e9\u00e2tre, la cinquieme a l&rsquo;histoire du droit et des sciences \u00e9conomiques et sociales, la sixieme a l&rsquo;histoire de la science g\u00e9ographique et la g\u00e9ographie historique, la septieme a l&rsquo;histoire et la philosophie des religions et la huitieme a l&rsquo;histoire des sciences math\u00e9matiques, physiques et m\u00e9dicales.<br \/>\nLes d\u00e9bats ont eu lieu dans un b\u00e2timent post-j\u00e9suite Collegium Romanum, les sections no quatre, cinq et six ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 ailleurs, a l&rsquo;Acad\u00e9mie Sainte C\u00e9cile, au siege de l&rsquo;Association Juridique (Circolo giuridico) et au siege de l&rsquo;Association G\u00e9ographique Italienne (Societa geografica italiana).<br \/>\nOn a distingu\u00e9 deux formes d&rsquo;interventions. La premiere consistait a informer seulement le milieu historique des d\u00e9couvertes r\u00e9centes. C&rsquo;est la raison pour laquelle les discussions ne suivaient pas les interventions. Par contre les d\u00e9bats ont suivi la deuxieme forme d&rsquo;interventions pendant lesquelles on pr\u00e9sentait les postulats de recherches et les projets communs \u00e9ditoriaux.<br \/>\nL&rsquo;italien jouait le r\u00f4le de la langue officielle. Les intervenants locaux et la majorit\u00e9 des intervenants \u00e9trangers l&rsquo;ont utilis\u00e9e, sauf les Fran\u00e7ais qui ne parlaient que le fran\u00e7ais. Dans la section consacr\u00e9e a la litt\u00e9rature et la philologie classique les d\u00e9bats \u00e9taient men\u00e9s en latin.<br \/>\nPar rapport au congres pr\u00e9c\u00e9dent le nombre de participants a beaucoup augment\u00e9. Parmi 2060 personnes invit\u00e9es, il y avait 1500-1800 participants, dont 450 intervenants. La majorit\u00e9 des participants venaient d&rsquo;Italie (1144 et 188 interventions), les autres sont venus d&rsquo;Allemange (358 et 18 interventions), de France (194 et 28 interventions), d&rsquo;Autriche-Hongrie (97 et 6 interventions), d&rsquo;Angleterre (74 et 5 interventions), de Belgique (31 et 1 intervention), il y avait aussi des sujets russes (47 et 5 interventions). L&rsquo;Allemagne a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M. Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff- philologue qui a pr\u00e9sid\u00e9 la section\u00a0 de philologie classique, M. Adolf von Harnack \u2013 th\u00e9ol\u00e9gien, M. Otto Gierke, juriste et pr\u00e9sident de l&rsquo;universit\u00e9 de Berlin et M. Paul Kehr, sp\u00e9cialiste en diplomatie. La France a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M.Paul Meyer- philologue classique et m\u00e9di\u00e9viste, M. Vidal de la Blache- g\u00e9ographe et M. Gabriel Monod \u2013 historien et r\u00e9dacteur en chef de \u201eRevue historique\u201d. L&rsquo;Autriche-Hongrie a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M. Ludo Moritz Hartmann se sp\u00e9cialisant en histoire d&rsquo;Italie au Moyen Age et M. Ludwig von Pastor \u2013 historien de l&rsquo;Eglise et directeur de l&rsquo;Institut Historique Autrichien a Rome. M. James Bryce, historien, est venu de Londres, M.Wasylij Iwanowicz Modestow, historien et philologue, est venu de Saint P\u00e9tersbourg.<br \/>\nL&rsquo;inauguration solennelle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par la r\u00e9union du 1 avril, pendant laquelle on avait pr\u00e9cis\u00e9 tous les d\u00e9tails concernant cette c\u00e9r\u00e9monie. La pr\u00e9sidence du Congres a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e a M.Pasquale Villari. On a nomm\u00e9 ses adjoints: M.von Harnack, M.von Pastor, M.Meyer, M.Bryce et M. Modestow ainsi que les pr\u00e9sidents honoraires: le Ministre de l&rsquo;Education M.Nunzio Nasi, le Maire de Rome M.Prospero Colonne, le Ministre des Affaires Etrangeres\u00a0 M.Enrico Costantino Morina\u00a0 et M.Theodor Mommsen. L&rsquo;inauguration du Congres s&rsquo;est tenue au Palais des Conservateurs sur la Place du Capitole, en pr\u00e9sence du roi Victor Emmanuel III et de la reine H\u00e9lene de Mont\u00e9n\u00e9gro. La session a \u00e9t\u00e9 ouverte par le maire Colonna et le ministre Nasi soulignant le r\u00f4le universel de la civilisation de Rome et de l&rsquo;Italie.<br \/>\nEnsuite c&rsquo;est le pr\u00e9sident du Congres M.Villari qui a pris la parole. L&rsquo;historien italien a constat\u00e9 que le XIXe siecle avait form\u00e9 les nations et avait influenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9mancipation des masses ouvrieres, par contre le XXe siecle aurait pour but l&rsquo;augmentation du niveau mat\u00e9riel et intelectuel des peuples africains et asiatiques. Par ailleurs en stigmatisant le nationalisme, M.Villari a soulign\u00e9 que les nations europ\u00e9ennes, situ\u00e9es entre l&rsquo;Am\u00e9rique et la Russie devraient tendre a s&rsquo;entendre. Quant aux domaines historiques, M.Villari a remarqu\u00e9 que l&rsquo;histoire \u00e9tait la base unique des sciences sociales, sans lesquelles il serait impossible de comprendre le monde nous entourant. Il a aussi encourag\u00e9 a mener des recherches comparatives, parce qu&rsquo;a son avis il serait impossible de comprendre l&rsquo;histoire d&rsquo;une nation sans une vision plus large et une collaboration avec des savants d&rsquo;autres pays.<br \/>\nLe Congres est devenu une bonne occasion pour pr\u00e9senter les domaines, dont le d\u00e9veloppement tres rapide avait laiss\u00e9 son empreinte au cours de la deuxieme moiti\u00e9 du XIXe siecle: arch\u00e9ologie, biographisitique, histoire de l&rsquo;art, biblistique. Le Congres a aussi constitu\u00e9 une \u00e9tape importante dans le processus d&rsquo;abandonner l&rsquo;id\u00e9alisme historique en faveur des conceptions alternatives. Ce qui est prouv\u00e9 par les d\u00e9clarations de M.Ludo Hartmann et M.Benedetto Croce. Mais avant tout le Congres \u00e9tait le forum de discussions sur les postulats et les projets de recherches. Plusieurs d&rsquo;entre elles concernaient la philologie, l&rsquo;\u00e9dition des sources et des dictionnaires. On a propos\u00e9 par exemple le travail sur l&rsquo;ensemble des noms propres latins (M.Felice Ramarino), la biographie des classiques grecs et latins (M.Remigio Sabbadini) et la cr\u00e9ation d&rsquo;un groupe international rassemblant des papyrus litt\u00e9raires grecs (M.Girolamo Vitelli). Les autres projets se sont concentr\u00e9s sur le Moyen Age: on a discut\u00e9 entre autres de l&rsquo;utilit\u00e9 des \u00e9pigraphies m\u00e9di\u00e9vales italiennes (M.Francesco Novati) et des documents diplomatiques italiens (M.Luigi Schiaparelli). A son tour M.Alessandro D&rsquo;Ancona a propos\u00e9 l&rsquo;\u00e9dition d&rsquo;un dictionnaire biographique des Italiens. Quelques propositions ont enfin concern\u00e9 la pal\u00e9ontologie (M.Luigi Pigorini) et la g\u00e9ographie historique (Guiseppe Dalla Vedova). Bien que tous les postulats mentionn\u00e9s n&rsquo;aient pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s, le Congres a contribu\u00e9 aux discussions sur divers problemes de recherches.<br \/>\nDurant les d\u00e9bats on a aussi pr\u00e9sent\u00e9 les publications qui avaient d\u00e9ja vu le jour ou les projets de recherches ou \u00e9ditoriaux en train d&rsquo;etre men\u00e9s. Ce qui a provoqu\u00e9 une discussion anim\u00e9e parmi les Italiens c&rsquo;\u00e9tait la r\u00e9impression du r\u00e9ceuil de chroniques \u00abRerum italicarum scriptores\u00bb r\u00e9dig\u00e9 par Ludovic Antonio Muratori et publi\u00e9 par l&rsquo;imprimerie de Scipion Lapi sous la r\u00e9daction de Giosue Carducci et Vittorio Forini. Au cours de la session pr\u00e9sid\u00e9e par l&rsquo;historien belge M.Paul Federicq, en pr\u00e9sence de 400 participants, on a propos\u00e9 de voter la d\u00e9liberation soutenant cette initiative. Etant donn\u00e9 l&rsquo;opposition de l&rsquo;Institut Historique Italien s&rsquo;occupant aussi, selon son statut, de l&rsquo;\u00e9dtion des sources, on a finalement formul\u00e9 un appel commandant la publication de cette ouvre sans mentionner le nom de la maison d&rsquo;\u00e9dition. A part de M.Villari, il y avait aussi d&rsquo;autres historiens importants \u00e9trangers tels que M.Robert Davidson de Gda\u0144sk, expert en histoire de Florence, et M.Gabriel Monod qui ont pris la parole dans la discussion concern\u00e9e.<br \/>\nDurant le Congres on a aussi inform\u00e9 les participants de r\u00e9centes d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques. Par exemple M.Luigi Pigorini a fait le compte rendu des fouilles men\u00e9es en Crete par les arch\u00e9ologues italiens.<br \/>\nLe programme du Congres a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 par les manifestations culturelles (expositions, concerts, r\u00e9ceptions). Le 2 septembre la pr\u00e9sentation de la carte reconstruite de Rome antique Forma Urbis Severiana, r\u00e9alis\u00e9e par Rodolf Lancini en collaboration avec l&rsquo;Institut Arch\u00e9ologique Allemand a suscit\u00e9 de vives r\u00e9actions. Le lendemain dans la Bibliotheque Victor Emmanuel III on a ouvert une exposition Topographie de Rome. Il y avait aussi un concert de musique sacr\u00e9e des ma\u00eetres italiens, dont le chef d&rsquo;orchestre Raffael Terziani et un concert de mandoline au Colis\u00e9e.<br \/>\nLes organisateurs ont propos\u00e9 plusieurs excursions touristiques, entre autres a Norma, Sermoneta, Norba, lieu des fouilles. Un voyage en Sicile aurait du etre organis\u00e9 du 14 au 22 septembre. Selon l&rsquo;itin\u00e9raire le bateau aurait du accoster dans quelques ports afin de pouvoir visiter Messine, Taormina, Catane, Syracuse, Palerme. En rentrant les participants auraient du s&rsquo;arreter a Amalfi, Sorrento et Capri. Etant donn\u00e9 le nombre insuffisant de participants l&rsquo;excursion a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e.<br \/>\nLa presse italienne, particulierement celle de Rome, a consacr\u00e9 beaucoup d&rsquo;attention au Congres. Le soutien de la part du Ministere de l&rsquo;Education et du couple royal a encore \u00e9veill\u00e9 cet int\u00e9ret. En g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;\u00e9valuation du Congres \u00e9tait positive mais les voix critiques se sont fait aussi entendre. Ce qui \u00e9tait critiqu\u00e9 c&rsquo;est surtout une gamme trop \u00e9tendue de themes et la pr\u00e9sence des domaines li\u00e9s indirectement avec les sciences historiques. Vu le grand nombre de questions linguistiques et litt\u00e9raires le dramaturge Guiseppe Giacosa s&rsquo;est plaint, dans les colonnes de \u00abCorriere della Sera\u00bb, du traitement injuste de la section d&rsquo;histoire de la science. Le m\u00e9contentement a aussi \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par la forme des d\u00e9bats soit le manque de discussions autour des communications et par l&rsquo;\u00e9tendue locale des questions abord\u00e9es. La presse \u00e9trangere a pr\u00e9sent\u00e9 les opinions diverses,\u00a0 plut\u00f4t critiques en Allemagne et en Angleterre et plut\u00f4t positives en France. 12 tomes d&rsquo;actes publi\u00e9s dans les ann\u00e9es 1904-1907 par l&rsquo;Accademia dei Lincei ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme les fruits du Congres de Rome. En marge du Congres il y avait aussi des publications individuelles, par exemple le texte de la conf\u00e9rence donn\u00e9e par M.Giacomo Boni durant la visite du Forum romanum.<\/p>\n<p>Bibliographie<br \/>\n<em>Atti del Congresso Internazionale di Scienze Storiche (Roma, 1-9 aprile 1903)<\/em>, vol. 1-12, Roma 1904-1907<br \/>\n\u201eCorriere della Sera\u201d, 1903, nr 60, s. 2, nr 63, s. 1, nr 64, s. 1, nr 90, s. 1, nr 91, s. 2, nr 92, s. 2, nr 93, s. 1, nr 96, s. 2, nr 97, s. 2, nr 98, s. 2, nr 113, s. 1, nr 188, s. 1<br \/>\nK.D. Erdmann, <em>Die \u00d6kumene der Historiker. Geschichte der Internationalen Historikerkongresse und des Comit\u00e9 International des Sciences Historiques<\/em>, G\u00f6ttingen 1987<\/p>\n<p><strong>Andrea Mariani<\/strong><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le IIe Congres International des Sciences Historiques a Rome aurait du avoir lieu du 16 au 25 avril 1902. La surveillance de son organisation a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e au pr\u00e9sident du Comit\u00e9 Organisateur M. Enrico Teodorico Luigi Giovanni Maria San Martino Valperga \u2013 le pr\u00e9sident de l&rsquo;Acad\u00e9mie de Musique Sainte C\u00e9cile a Rome et en meme temps le conseiller municipal charg\u00e9 de l&rsquo; \u00e9ducation a Rome. Par contre la responsabilit\u00e9 de toute cette organisation a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9e par M.Ettore Pais, le professeur d&rsquo;arch\u00e9ologie a l&rsquo;Universit\u00e9 Fr\u00e9d\u00e9ric II de Naples et en meme temps le directeur du Mus\u00e9e d&rsquo;Arch\u00e9ologie dans cette ville ainsi que l&rsquo;\u00e9tudiant et l&rsquo;ami de Theodor Mommsen. La fonction du secr\u00e9taire du Comit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e a l&rsquo;historien M.Giacomo Gorrini. Les personnes suivantes ont fait partie du Comit\u00e9: M.Giacomo Boni \u2013 arch\u00e9ologue et architecte, M.Luigi Ceci \u2013 arch\u00e9ologue et adversaire principal de M.Pais, M.Giovanni Monticolo \u2013 historien, Niccolo Barrozi \u2013 historien, M.Gugliemo Berchet \u2013 \u00e9crivain, M.Pompeo Gherardo Molmenti \u2013 d\u00e9put\u00e9 et M.Filippo Nani Mocenigo \u2013 comte italien. Les membres du Comit\u00e9 ont \u00e9t\u00e9 assist\u00e9s par M.Adolfo Apolloni \u2013 sculpteur, M.Carlo Fiorilli \u2013 juriste, M.Giuseppe Creppi \u2013 s\u00e9nateur et diplomate, M.Francesco Saverio Nitti \u2013 \u00e9conomiste, M.Benedetto Croce \u2013 philosophe. L&rsquo;attitude hostile du milieu universitaire face a M.Pais, consid\u00e9r\u00e9 comme un tra\u00eetre pour avoir appuy\u00e9 les th\u00e9ories des savants allemands sur les origines de Rome, a entra\u00een\u00e9 la dimission du Comit\u00e9 et la remise de l&rsquo;organisation du Congres. Le nouveau Comit\u00e9 Organisateur, cr\u00e9\u00e9 par le Ministre de l&rsquo;Education M.Nunzio Nasi, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sid\u00e9 par M.Pascale Villari, historien, s\u00e9nateur et ancien ministre de l&rsquo;\u00e9ducation, reconnu en Italie et a l&rsquo;\u00e9tranger pour ses recherches sur Savoranola et Machiavelli. La fonction du secr\u00e9taire a \u00e9t\u00e9 de nouveau confi\u00e9e a M.Gorrini. Parmi les membres du Comit\u00e9 on retrouve M.Domenico Pietro Antonio Camparetti \u2013 expert en litt\u00e9rature, M. Paolo Boselli \u2013 politicien, ainsi que les historiens M.Oreste Tommasini et M.Ugo Balzani. Le travail du Comit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 surveill\u00e9 par les repr\u00e9sentants du Ministere de l&rsquo;Education M.Graziadio Isaia Ascoli \u2013 linguiste et M. Alessandro D\u2019Ancona \u2013 \u00e9crivain et critique litt\u00e9raire. Le Comit\u00e9 s&rsquo;est tenu pour la premiere fois le 10 juillet en pr\u00e9sence des repr\u00e9sentants des plus importantes institutions scientifiques d&rsquo;Italie et le 21 d\u00e9cembre il a pr\u00e9sent\u00e9 au roi Victor Emmanuel III le projet g\u00e9n\u00e9ral du nouveau Congres. Finalement le Congres a eu lieu du 1 au 9 avril 1903. Son programme a \u00e9t\u00e9 riche bien qu&rsquo;il y ait eu moins de sections que dans celui pr\u00e9vu en 1902 (huit au lieu de vingt), a part de l&rsquo;histoire il y avait aussi des domaines n&rsquo;ayant pas traits directes aux sciences historiques. La premiere section a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e a l&rsquo;histoire ancienne, l&rsquo;\u00e9pigraphie et la philologie classique, la deuxieme a l&rsquo;histoire du Moyen Age et des temps modernes, la troisieme a l&rsquo;histoire litt\u00e9raire, la quatrieme a l&rsquo;arch\u00e9ologie, la numismatique, l&rsquo;histoire de l&rsquo;art, de la musique et du th\u00e9\u00e2tre, la cinquieme a l&rsquo;histoire du droit et des sciences \u00e9conomiques et sociales, la sixieme a l&rsquo;histoire de la science g\u00e9ographique et la g\u00e9ographie historique, la septieme a l&rsquo;histoire et la philosophie des religions et la huitieme a l&rsquo;histoire des sciences math\u00e9matiques, physiques et m\u00e9dicales. Les d\u00e9bats ont eu lieu dans un b\u00e2timent post-j\u00e9suite Collegium Romanum, les sections no quatre, cinq et six ont d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 ailleurs, a l&rsquo;Acad\u00e9mie Sainte C\u00e9cile, au siege de l&rsquo;Association Juridique (Circolo giuridico) et au siege de l&rsquo;Association G\u00e9ographique Italienne (Societa geografica italiana). On a distingu\u00e9 deux formes d&rsquo;interventions. La premiere consistait a informer seulement le milieu historique des d\u00e9couvertes r\u00e9centes. C&rsquo;est la raison pour laquelle les discussions ne suivaient pas les interventions. Par contre les d\u00e9bats ont suivi la deuxieme forme d&rsquo;interventions pendant lesquelles on pr\u00e9sentait les postulats de recherches et les projets communs \u00e9ditoriaux. L&rsquo;italien jouait le r\u00f4le de la langue officielle. Les intervenants locaux et la majorit\u00e9 des intervenants \u00e9trangers l&rsquo;ont utilis\u00e9e, sauf les Fran\u00e7ais qui ne parlaient que le fran\u00e7ais. Dans la section consacr\u00e9e a la litt\u00e9rature et la philologie classique les d\u00e9bats \u00e9taient men\u00e9s en latin. Par rapport au congres pr\u00e9c\u00e9dent le nombre de participants a beaucoup augment\u00e9. Parmi 2060 personnes invit\u00e9es, il y avait 1500-1800 participants, dont 450 intervenants. La majorit\u00e9 des participants venaient d&rsquo;Italie (1144 et 188 interventions), les autres sont venus d&rsquo;Allemange (358 et 18 interventions), de France (194 et 28 interventions), d&rsquo;Autriche-Hongrie (97 et 6 interventions), d&rsquo;Angleterre (74 et 5 interventions), de Belgique (31 et 1 intervention), il y avait aussi des sujets russes (47 et 5 interventions). L&rsquo;Allemagne a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M. Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff- philologue qui a pr\u00e9sid\u00e9 la section\u00a0 de philologie classique, M. Adolf von Harnack \u2013 th\u00e9ol\u00e9gien, M. Otto Gierke, juriste et pr\u00e9sident de l&rsquo;universit\u00e9 de Berlin et M. Paul Kehr, sp\u00e9cialiste en diplomatie. La France a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M.Paul Meyer- philologue classique et m\u00e9di\u00e9viste, M. Vidal de la Blache- g\u00e9ographe et M. Gabriel Monod \u2013 historien et r\u00e9dacteur en chef de \u201eRevue historique\u201d. L&rsquo;Autriche-Hongrie a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par M. Ludo Moritz Hartmann se sp\u00e9cialisant en histoire d&rsquo;Italie au Moyen Age et M. Ludwig von Pastor \u2013 historien de l&rsquo;Eglise et directeur de l&rsquo;Institut Historique Autrichien a Rome. M. James Bryce, historien, est venu de Londres, M.Wasylij Iwanowicz Modestow, historien et philologue, est venu de Saint P\u00e9tersbourg. L&rsquo;inauguration solennelle a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e par la r\u00e9union du 1 avril, pendant laquelle on avait pr\u00e9cis\u00e9 tous les d\u00e9tails concernant cette c\u00e9r\u00e9monie. La pr\u00e9sidence du Congres a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e a M.Pasquale Villari. On a nomm\u00e9 ses adjoints: M.von Harnack, M.von Pastor, M.Meyer, M.Bryce et M. Modestow ainsi que les pr\u00e9sidents honoraires: le Ministre de l&rsquo;Education M.Nunzio Nasi, le Maire de Rome M.Prospero Colonne, le Ministre des Affaires Etrangeres\u00a0 M.Enrico Costantino Morina\u00a0 et M.Theodor Mommsen. L&rsquo;inauguration du Congres s&rsquo;est tenue au Palais des Conservateurs sur la Place du Capitole, en pr\u00e9sence du roi Victor Emmanuel III et de la reine H\u00e9lene de Mont\u00e9n\u00e9gro. La session a \u00e9t\u00e9 ouverte par le maire Colonna et le ministre Nasi soulignant le r\u00f4le universel de la civilisation de Rome et de l&rsquo;Italie. Ensuite c&rsquo;est le pr\u00e9sident du Congres M.Villari qui a pris la parole. L&rsquo;historien italien a constat\u00e9 que le XIXe siecle avait form\u00e9 les nations et avait influenc\u00e9 l&rsquo;\u00e9mancipation des masses ouvrieres, par contre le XXe siecle aurait pour but l&rsquo;augmentation du niveau mat\u00e9riel et intelectuel des peuples africains et asiatiques. Par ailleurs en stigmatisant le nationalisme, M.Villari a soulign\u00e9 que les nations europ\u00e9ennes, situ\u00e9es entre l&rsquo;Am\u00e9rique et la Russie devraient tendre a s&rsquo;entendre. Quant aux domaines historiques, M.Villari a remarqu\u00e9 que l&rsquo;histoire \u00e9tait la base unique des sciences sociales, sans lesquelles il serait impossible de comprendre le monde nous entourant. Il a aussi encourag\u00e9 a mener des recherches comparatives, parce qu&rsquo;a son avis il serait impossible de comprendre l&rsquo;histoire d&rsquo;une nation sans une vision plus large et une collaboration avec des savants d&rsquo;autres pays. Le Congres est devenu une bonne occasion pour pr\u00e9senter les domaines, dont le d\u00e9veloppement tres rapide avait laiss\u00e9 son empreinte au cours de la deuxieme moiti\u00e9 du XIXe siecle: arch\u00e9ologie, biographisitique, histoire de l&rsquo;art, biblistique. Le Congres a aussi constitu\u00e9 une \u00e9tape importante dans le processus d&rsquo;abandonner l&rsquo;id\u00e9alisme historique en faveur des conceptions alternatives. Ce qui est prouv\u00e9 par les d\u00e9clarations de M.Ludo Hartmann et M.Benedetto Croce. Mais avant tout le Congres \u00e9tait le forum de discussions sur les postulats et les projets de recherches. Plusieurs d&rsquo;entre elles concernaient la philologie, l&rsquo;\u00e9dition des sources et des dictionnaires. On a propos\u00e9 par exemple le travail sur l&rsquo;ensemble des noms propres latins (M.Felice Ramarino), la biographie des classiques grecs et latins (M.Remigio Sabbadini) et la cr\u00e9ation d&rsquo;un groupe international rassemblant des papyrus litt\u00e9raires grecs (M.Girolamo Vitelli). Les autres projets se sont concentr\u00e9s sur le Moyen Age: on a discut\u00e9 entre autres de l&rsquo;utilit\u00e9 des \u00e9pigraphies m\u00e9di\u00e9vales italiennes (M.Francesco Novati) et des documents diplomatiques italiens (M.Luigi Schiaparelli). A son tour M.Alessandro D&rsquo;Ancona a propos\u00e9 l&rsquo;\u00e9dition d&rsquo;un dictionnaire biographique des Italiens. Quelques propositions ont enfin concern\u00e9 la pal\u00e9ontologie (M.Luigi Pigorini) et la g\u00e9ographie historique (Guiseppe Dalla Vedova). Bien que tous les postulats mentionn\u00e9s n&rsquo;aient pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s, le Congres a contribu\u00e9 aux discussions sur divers problemes de recherches. Durant les d\u00e9bats on a aussi pr\u00e9sent\u00e9 les publications qui avaient d\u00e9ja vu le jour ou les projets de recherches ou \u00e9ditoriaux en train d&rsquo;etre men\u00e9s. Ce qui a provoqu\u00e9 une discussion anim\u00e9e parmi les Italiens c&rsquo;\u00e9tait la r\u00e9impression du r\u00e9ceuil de chroniques \u00abRerum italicarum scriptores\u00bb r\u00e9dig\u00e9 par Ludovic Antonio Muratori et publi\u00e9 par l&rsquo;imprimerie de Scipion Lapi sous la r\u00e9daction de Giosue Carducci et Vittorio Forini. Au cours de la session pr\u00e9sid\u00e9e par l&rsquo;historien belge M.Paul Federicq, en pr\u00e9sence de 400 participants, on a propos\u00e9 de voter la d\u00e9liberation soutenant cette initiative. Etant donn\u00e9 l&rsquo;opposition de l&rsquo;Institut Historique Italien s&rsquo;occupant aussi, selon son statut, de l&rsquo;\u00e9dtion des sources, on a finalement formul\u00e9 un appel commandant la publication de cette ouvre sans mentionner le nom de la maison d&rsquo;\u00e9dition. A part de M.Villari, il y avait aussi d&rsquo;autres historiens importants \u00e9trangers tels que M.Robert Davidson de Gda\u0144sk, expert en histoire de Florence, et M.Gabriel Monod qui ont pris la parole dans la discussion concern\u00e9e. Durant le Congres on a aussi inform\u00e9 les participants de r\u00e9centes d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques. Par exemple M.Luigi Pigorini a fait le compte rendu des fouilles men\u00e9es en Crete par les arch\u00e9ologues italiens. Le programme du Congres a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 par les manifestations culturelles (expositions, concerts, r\u00e9ceptions). Le 2 septembre la pr\u00e9sentation de la carte reconstruite de Rome antique Forma Urbis Severiana, r\u00e9alis\u00e9e par Rodolf Lancini en collaboration avec l&rsquo;Institut Arch\u00e9ologique Allemand a suscit\u00e9 de vives r\u00e9actions. Le lendemain dans la Bibliotheque Victor Emmanuel III on a ouvert une exposition Topographie de Rome. Il y avait aussi un concert de musique sacr\u00e9e des ma\u00eetres italiens, dont le chef d&rsquo;orchestre Raffael Terziani et un concert de mandoline au Colis\u00e9e. Les organisateurs ont propos\u00e9 plusieurs excursions touristiques, entre autres a Norma, Sermoneta, Norba, lieu des fouilles. Un voyage en Sicile aurait du etre organis\u00e9 du 14 au 22 septembre. Selon l&rsquo;itin\u00e9raire le bateau aurait du accoster dans quelques ports afin de pouvoir visiter Messine, Taormina, Catane, Syracuse, Palerme. En rentrant les participants auraient du s&rsquo;arreter a Amalfi, Sorrento et Capri. Etant donn\u00e9 le nombre insuffisant de participants l&rsquo;excursion a \u00e9t\u00e9 annul\u00e9e. La presse italienne, particulierement celle de Rome, a consacr\u00e9 beaucoup d&rsquo;attention au Congres. Le soutien de la part du Ministere de l&rsquo;Education et du couple royal a encore \u00e9veill\u00e9 cet int\u00e9ret. En g\u00e9n\u00e9ral l&rsquo;\u00e9valuation du Congres \u00e9tait positive mais les voix critiques se sont fait aussi entendre. Ce qui \u00e9tait critiqu\u00e9 c&rsquo;est surtout une gamme trop \u00e9tendue de themes et la pr\u00e9sence des domaines li\u00e9s indirectement avec les sciences historiques. Vu le grand nombre de questions linguistiques et litt\u00e9raires le dramaturge Guiseppe Giacosa s&rsquo;est plaint, dans les colonnes de \u00abCorriere della Sera\u00bb, du traitement injuste de la section d&rsquo;histoire de la science. Le m\u00e9contentement a aussi \u00e9t\u00e9 provoqu\u00e9 par la forme des d\u00e9bats soit le manque de discussions autour des communications et par l&rsquo;\u00e9tendue locale des questions abord\u00e9es. La presse \u00e9trangere a pr\u00e9sent\u00e9 les opinions diverses,\u00a0 plut\u00f4t critiques en Allemagne et en Angleterre et plut\u00f4t positives en France. 12 tomes d&rsquo;actes publi\u00e9s dans les ann\u00e9es 1904-1907 par l&rsquo;Accademia dei Lincei ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s comme les fruits du Congres de Rome. En marge du Congres il y avait aussi des publications individuelles, par exemple le texte de la conf\u00e9rence donn\u00e9e par M.Giacomo Boni durant la visite du Forum romanum. Bibliographie Atti del Congresso Internazionale di Scienze Storiche (Roma, 1-9 aprile 1903), vol. 1-12, Roma 1904-1907 \u201eCorriere della Sera\u201d, 1903, nr 60, s. 2, nr 63, s. 1, nr 64, s. 1, nr 90, s. 1, nr 91, s. 2, nr 92, s. 2, nr 93, s. 1, nr 96, s. 2, nr 97, s. 2, nr 98, s. 2, nr 113, s. 1, nr 188, s. 1 K.D. Erdmann, Die \u00d6kumene der Historiker. Geschichte der Internationalen Historikerkongresse und des Comit\u00e9 International des Sciences Historiques, G\u00f6ttingen 1987 Andrea Mariani<\/p>\n","protected":false},"author":7,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[34],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2404"}],"collection":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/7"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2404"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2404\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3710,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2404\/revisions\/3710"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2404"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2404"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/ichs2020poznan.pl\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2404"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}